Transformation lourde de 68 logements sociaux répertoriés à l’inventaire du patrimoine
Le projet prend place dans un ensemble urbain de 1920-1930, dans un quartier ouvrier composé de logements en appartements et de petites maisons. Le projet de rénovation concerne un ensemble de maisons à la typologie « BovenHuis » et deux immeubles à appartements formant les angles des rues Degorge et Lierre avec la rue Demessemaeker ; construit par plusieurs architectes, François Van Meulecom et Émile Lambot, entre autres. Le tissu urbain est cohérent. L'architecture est répertoriée à l'inventaire du patrimoine. Les façades et leurs matériaux sont nobles. Cependant les typologies sont désuètes, les logements sont trop petits et peu accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Le projet prévoit la création de logements confortables dans le respect des constructions existantes, de leur gabarits et de leur architecture, mais surtout dans la recherche d'une juste densité à l'échelle de l’îlot. Les rez-de-chaussée sont libérés et activés par des fonctions communes ainsi qu’un local communautaire. Loin de chercher à faire entrer au forceps un nombre trop important de logements, le projet développe une densité mesurée pour une meilleure qualité de vie des habitants du projet et de ses riverains. Le projet propose 42 logements au lieu des 60 demandés. Une partie des bâtiments de la cité a été rénovée récemment, notamment l’ensemble Cité Van Meulecom (par Karbon’ Architecture et urbanisme) dont l’intention d’aménagement des abords était de créer un espace partagé avec les logements de la rue Demessemaeker. La mesure et la dé-densification développées par le projet accompagnent ce premier lien avec le quartier.