Implanté sur l’un des derniers tronçons de la petite ceinture conservant des alignements homogènes de maisons néoclassiques, le projet porte sur la rénovation d’une maison bruxelloise de 1872. Restée fidèle à sa fonction résidentielle, la bâtisse conserve ses qualités spatiales d’origine : généreux volumes, pièces en enfilade rythmées par des doubles et quadruples portes, et jardin verdoyant.
Le projet s’articule autour de plusieurs interventions complémentaires. Au rez-de-chaussée, la cuisine de l’annexe est décloisonnée et prolongée vers le jardin par une terrasse abritée, conçue comme une véritable pièce supplémentaire à l’interface entre intérieur et extérieur. Les salles de bains sont rénovées et une salle d’eau est créée à l’entresol.
Les combles sont entièrement aménagés afin d’accueillir des migrants en transit, avec la création d’espaces de nuit, d’une salle de douche et d’une zone de détente.
Enfin, l’habitation bénéficie d’une amélioration énergétique globale : isolation de la toiture en laine de bois, isolation de la façade arrière, remplacement des châssis par des éléments en chêne belge, modernisation du système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire, ainsi que valorisation de panneaux photovoltaïques. Le jardin est également restructuré par l’intégration d’un chemin sinueux en lattes de padouk de réemploi.