Construction de 26 logements sociaux, d’un parking et aménagement du coeur d’ilôt en jardin collectif
Le projet propose, dans un volume très compact, un grand nombre de typologies différentes : 26 appartements, du 1 au 5 chambres. Les plus grands appartements sont en duplex, s’apparentant à de petites maisons. Cette diversité permet à l’ensemble de s’adapter au site, à ses gabarits et à son orientation et propose une dynamique intergénérationnelle.
L’environnement immédiat du projet présente des gabarits très contrastés. D’un côté des petites maisons, de l’autre des bâtiments élevés en passant par des immeubles à appartements de gabarits moyens. Le nouveau bâtiment tente d’absorber ce contraste. Il s’ancre dans le contexte des maisons en distribuant des duplex avenue Edmond Candries, puis se développe comme un immeuble à appartements avenue Carl Requette. L’utilisation de la brique ocre dialogue avec le contexte et met en évidence le jeu formel des terrasses qui fragmentent le volume.
Le site est caractérisé par une déclivité importante. L’entrée des piétons se situe au centre de la parcelle à un niveau intermédiaire. Afin de minimiser la rampe au maximum, l’entrée des voitures se situe au point bas, contre les petites maisons qui ont aussi un garage au rez-de-chaussée. Les duplex, inspirés du modèle des maisonnettes adjacentes, sont accessibles via quelques marches à rue, pour assurer l’intimité des séjours, mais également, de plain-pied, à travers les jardins à l’arrière.
Les logements avenue Carl Requette bénéficient de la zone de recul pour absorber la différence de niveau négative. Cette solution permet de diminuer la hauteur de corniche du bâtiment.
Une attention minutieuse est portée à l’interface entre le dedans et le dehors de chaque logement. D’abord, les fenêtres. Leurs allèges sont situées à une hauteur d’assise. Elles engendrent des vrais lieux de vie où l’on peut s’asseoir pour profiter de la vue et du soleil. Ensuite, les espaces extérieurs privés sont particulièrement diversifiés : jardins, terrasses sur les toits, balcons et loggias. Des espaces collectifs extérieurs sont également développés : une « terrasse de distribution » est située en intérieur d’îlot, au deuxième étage. C’est une terrasse collective, bien exposée, qui accueille une vie en balcon sur le jardin collectif en contre-bas. On est loin des « coursives » mal vécues : ici, seulement trois logements partagent un espace extérieur ensoleillé, largement dimensionné et mis à distance des espaces de vie privés. Le jardin collectif du rez-de-chaussée est un lieu de rencontre et de convivialité. Il est constitué des éléments suivants : un potager inter-générationnel en bacs implanté dans la partie la plus ensoleillée, une zone de détente et de jeux avec un grand banc, des accès aux jardins privés des duplex, des pompes manuelles pour l’eau de pluie, simples, ludiques, sans entretien ni électricité. Les matériaux de sol sont les plus perméables possible, tout en permettant un piétinement intensif.
La circulation verticale est réduite, malgré le grand nombre de logements, à une seule cage d’escalier éclairée naturellement et un seul ascenseur ; afin de réduire les coûts, mais surtout de proposer un espace de rencontre lumineux et agréable.
Performances énergétiques élevées (passif 2015) obtenues en utilisant des techniques simples mais efficaces : isolation et étanchéité performantes de l’enveloppe, éclairage naturel important, ventilation double flux, chaudière commune gaz à condensation, radiateurs basse température, panneaux solaires photovoltaïques, production d’eau chaude sanitaire par échangeur à plaques.
Développement durable intégré : récupération de l’eau de pluie pour arrosage, toitures plates végétalisées, 100% des sols perméabilisés, nichoirs pour martinets, matériaux choisis pour leur robustesse et leur bon score NIBE (briques de terre cuite, linoleum, grés céram, etc.)